Enrico Macias – Olympia 1968
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Qzmxg2SQrac[/youtube]
Merci Fathi Saouli
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Qzmxg2SQrac[/youtube]
Merci Fathi Saouli

Enrico Macias sera ce soir, à 19 heures, sur la scène de la place Esquirol (Agen). L’artiste de 77 ans, qui vient de sortir un nouvel album «Les clefs», va enchanter le Pruneau Show avec ses plus grands tubes comme «Le mendiant de l’amour», «Les filles de mon pays» ou encore «L’Oriental»…
Comment s’est passé l’enregistrement de votre nouvel album ?
Ça s’est passé très, très bien. Avec des auteurs-compositeurs et moi-même, nous avons écrit l’album ensemble, en toute quiétude, sans pression. C’était assez fluide.
Vous repartez donc en tournée, heureux de remonter sur scène ?
Très heureux, j’adore la scène ! Vous savez, si j’ai continué depuis 55 ans à chanter, c’est parce que j’adore ça et ça me procure des satisfactions et des plaisirs incroyables. Il y a une magie avec le spectacle. Dès que je rentre sur scène, que les lumières s’allument et que les gens commencent à applaudir, ça y est je suis dans mon élément, comme un poisson dans l’eau.
Comment vous arrivez à gérer cette émotion procurée par le public ?
J’essaie de faire de façon très naturelle. Je réagis authentiquement, je ne prépare pas à l’avance mes réactions. Elles seront visibles et audibles quand je serai sur scène.
Avez-vous des petits rituels avant de monter sur scène ?
Pas spécialement, non. Mais je ne veux pas qu’on siffle dans les loges (rires) ! C’est juste de la superstition.
Qu’est-ce que vous réservez aux spectateurs du Pruneau Show ?
Il va y avoir un mélange des nouvelles et des anciennes chansons. Il y aura toutes mes racines musicales, dont la musique arabo-andalouse. Je crois que j’arrive à faire une synthèse de mes racines. Je serai avec mes musiciens habituel, avec qui je travaille depuis une vingtaine d’années. On est plus que rodés, on est complices
Vous gardez des souvenirs de vos passages dans la région ?
Ce n’est pas la première fois que je viens à Agen. J’adore le public chaud du Sud-Ouest.
Justement, il va aussi faire très chaud dimanche. Vous appréhendez la chaleur ?
Oh non ! J’ai l’habitude de la chaleur. Je ne sais pas si vous savez, mais je me viens de Suède… euh non pardon, d’Algérie (rires) !
Est-ce que vous vous considérez comme un artiste intergénérationnel ?
Oui, et j’en suis très fier. Je suis très content et ça prouve que les anciennes générations ont
transmis aux nouvelles leur amour pour mes chansons, pour mes musiques. Pas seulement moi, mais pour d’autres chanteurs également.
Après les terribles événements de ces derniers mois, est-ce que c’est difficile de remonter sur scène ?
Je ne laisse pas de côté ces événements, qui m’ont bouleversé autant que nous tous. C’est important de monter sur scène, pour donner de l’espoir aux gens et leur dire que je n’ai pas peur. Dernièrement, j’ai chanté en Turquie. Et à ce moment-là il y avait l’armée partout, mais je n’ai pas eu peur. Le temps d’un concert est magique, car il y a une telle communion à ce moment-là, qu’on oublie tout. Dans mes concerts, il y a une diversité de communautés différentes, de religions différentes, d’idées différentes. J’arrive à les rassembler par ma musique et mes chansons.
Enrico Macias et ses musiciens seront en concert gratuit ce soir,
à 19 heures, sur la scène de la Place Esquirol.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/28/2407627-enrico-macias-j-aime-la-chaleur-du-public.html#KhRjkkziYcZMfK7k.99
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=fxb8Ck6qYRo[/youtube]
Merci Fathi Saouli De beaux souvenirs s’éveillent à l’écoute de cet enregistrement
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=qopp8XfM7cs[/youtube]
Merci à Fathi Saouli. Qu’il est doux de réentendre ces enregistrements
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=E2lMSz-UWUI[/youtube]
Merci Fathi Saouli pour cette interprétation peu connue d’Enrico Macias
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=D1eV2TtDlC4[/youtube]
Merci à Fathi Saouli
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=u6TaI6EvurU[/youtube]
Merci à chanteurprefere
Voici une très belle critique du dernier ouvrage d’Enrico Macias que nous vous livrons ici
Critique de Tuclasakoi
« La première partie de ce livre est la partie qui m’a le plus interpellée, émue.
Enrico Macias nous décrit un pays disparu. A la lecture de ce livre, nous pouvons entrevoir la vie telle qu’elle avait cours dans l’Algérie d’avant 1962. Nous y percevons une cohabitation amicale et respectueuse entre différentes cultures, des juifs ayant été élevés en arabe, des amitiés qui naissent entre gens de cultures différentes, une tolérance vis à vis des traditions des religions différentes, aucune censure dans les discussions philosophiques et religieuses. Nous sentons dans son écriture une grande nostalgie de cette époque.
L’évocation de la musique qui rassemble ces cultures : la musique arabo-andalouse, qu’Enrico Macias préférerait nommer la musique judéo-arabo-andalouse.
Enrico Macias nous amène par sa lecture vers une autre nostalgie, palpable chez lui, la nostalgie d’Al Andalus. Ces 700 années d’occupation de l’Andalousie par les Maures durant laquelle plusieurs civilisations et cultures vivaient également en bonne intelligence.
Nous pouvons percevoir le fardeau qu’Enrico doit porter depuis sa naissance : la nostalgie du pays de ses ancêtres, l’exil de ceux-ci vers l’Algérie, ensuite son exil à lui vers la France et la nostalgie de son pays natal, fardeau qu’il portera jusqu’à la fin de sa vie, à moins d’un miracle.
Nous pouvons suivre son apprentissage de la musique, sa passion de la musique. Nous percevons toute cette ambiance du bassin méditerranéen, si nous tendons l’oreille, nous pouvons même entendre le malouf (nom de la musique arabo-andalouse de l’autre côté de la méditerranée). Certains mots ou noms employés évoquent des chansons d’Enrico.
Nous voyons son amour pour ses petits-enfants et son désir de leur transmettre leurs racines. Nous voyons l’ambition du papa d’Enrico pour lui et en même temps le respect pour son amour de la musique.
Atmosphère dans la famille d’un musicien : quand son papa rentre d’avoir joué dans une noce ou une fête, les enfants ne peuvent pas faire de bruit pendant la journée pour le laisser dormir (difficile pour de jeunes enfants).
Quelques éléments d’histoire :
le décret Crémieux qui accorde la nationalité française aux indigènes d’origine israélite.
le premier pogrom commis en Algérie le 5 août 1934 : rumeur selon laquelle un juif aurait uriné sur le mur d’une mosquée.
Des noms français, pouvant évoquer des endroits bien de chez nous : Philippeville, Jemmape.
Les autres parties m’ont moins interpellée, elles racontent plus ses prises de contact en France pour avoir des contrats et sa carrière. Ce qui m’a choqué en fin de livre est l’attitude de certains dirigeants algériens (Bouteflika), qui lui font entrevoir un espoir (de faire une tournée à Constantine) (1999-2000), mais qui finalement ne se réalise pas, à cause du Front Islamique de Salut.
Ce qui me plaît également est son pacifisme et sa neutralité par rapport au conflit israelo-arabe. »
Vous pouvez retrouver cette critique ici : http://www.babelio.com/livres/Macias-LEnvers-du-ciel-bleu/801721/critiques/1131003
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=grpdQKMowzI[/youtube]
Merci à Dan Danyels
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=aimTFOqzkp4[/youtube]
Merci Hana Makki