La fraternité dans la mémoire des racines communes

2012 est, pour l’Algérie, l’anniversaire heureux du cinquantenaire de son indépendance

Pour Enrico Macias, cette année voit la célébration de ses 50 ans de carrière.

Mais c’est aussi pour lui et pour beaucoup d’autres avec lui, pieds noirs, juifs algériens et harkis, l’anniversaire d’un exil douloureux, d’une rupture brutale avec une terre et un pays qu’ils aimaient profondément et où sont toujours encrées leur racines.

A l’occasion de ce cinquantenaire de l’arrivée en métropole des français d’Algérie, la ville de Toulon organise durant ce mois de juin 2012 une série d’évènements commémoratifs : »Mémoire au cœur »

C’est dans ce cadre que notre artiste préféré, symbole entre tous des exilés, mais aussi de la fraternité, de l’amitié, du soleil de la méditerranée et ambassadeur infatigable de la réconciliation et de la Paix, donnait un concert gratuit hier soir sur la très belle place de la Liberté à Toulon

Très tôt en fin d’après midi, ils étaient déjà nombreux à occuper les chaises installées devant la scène en plein air et aux terrasses des cafés entourant la très belle et vaste place. Puis ce furent les musiciens d’Enrico qui montèrent sur le podium pour faire les balances et préparer le spectacle.

Peu à peu, la foule a envahi l’espace, qui escaladant la statue de la liberté et les abords de la très belle fontaine, qui arrivant avec son pliant. Puis ils ont commencé à s’asseoir par terre, devant les premiers rangs de chaises afin de venir au plus près de leur chanteur et c’est bien avant l’heure fatidique de 21 heures que la place était noire de monde dans une atmosphère chaleureuse et amicale.

La soirée a commencé par la lecture par Charles Berling, d’un extrait des « Noces » d’Albert Camus.
Et puis, le moment tant attendu est arrivé. Les musiciens sont montés sur la scène, ont procédé aux derniers réglages, Enrico est arrivé au pied du podium et enfin, la fête a commencé.
Très élégant, souriant et en pleine forme, Enrico a su, comme à son habitude, et dès les premières notes d' »Enfants de tous pays », donner le ton de la communion et de la fête à l’orientale.

De « mon cœur d’attache », en passant par les « millionnaires du dimanche », « aux talons de ses souliers », l’incontournable « Adieu mon pays », le très émouvant « le voyage »,  il a fait revivre pour tous le soleil du pays perdu. Il a réussi son pari de faire chanter les toulonnais en Ladino et bien sûr réuni toutes les femmes au pied du podium pour danser sur « Ya rayah » et « L’oriental » au son des youyous. La fête passant toujours trop vite, les rappels ont été nombreux, et toujours simple et chaleureux Enrico est revenu à de nombreuses reprises saluer son public sans oublier de remercier monsieur le maire de Toulon, Hubert Falco, venu le saluer sur scène pour cet hommage rendu à tous ces exilés  nostalgiques.

Nous garderons de cette soirée dans un climat tout méditerranéen le souvenir d’une fête de l’Amitié et de la Fraternité et d’une douceur de vivre que nous aimerions voir durer à l’infini.

Merci monsieur le Maire, merci à Toulon et un immense merci à ENRICO MACIAS pour ces instants de pur bonheur.

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1 Comment on “La fraternité dans la mémoire des racines communes

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